De Maratea a Marina de Camerota
3 octobre – De Maratea à Marina di Camerota
Ce 3 octobre, nous quittons Maratea. La côte devient ici presque idéale, une succession de courbes, de criques, de pins et de lumièreL
Tout respire la Dolce Vita.
Au large, quelques voiliers luttent contre le vent, toujours fort, presque constant depuis plusieurs jours.
Cette côte porte bien son nom : c’est une Riviera, dans le sens le plus plein du terme.
La beauté y est simple, tranquille, presque nonchalante.
Mais, à un moment, la route quitte la mer.
Elle s’élève, encore, encore, cinq à six cents mètres au-dessus du niveau des vagues. Et soudain, le décor change. Le littoral s’efface, remplacé par un paysage de montagne.
Un plateau couvert d’oliviers, des prés où paissent des vaches, les cloches tintant doucement autour de leur cou.
En quelques minutes, on passe de l’odeur du sel à celle de la terre.
Les montagnes autour sont superbes, découpées, minérales, presque théâtrales.
En chemin, nous croisons un couple de Belges en fourgon aménagé. Une longue conversation s’engage, ces hasards de voyage qui deviennent vite familiers. Puis la route redescend, sinueuse, vers la mer. Nous atteignons Marina di Camerota en fin de journée. Petite ville paisible, adossée à la colline, les pieds dans l’eau. Nous trouvons un hôtel modeste, premier front de mer, avec un petit restaurant en dessous. Les gens sont simples, souriants, chaleureux. Nous dînons face aux vagues, sous un vent encore vif, mais adouci par la lumière du soir. Je ne me baigne pas, ce jour-là. Le vent a refroidi l’air, et la mer semble plus sérieuse. Mais la beauté reste, cette beauté tranquille, quotidienne, qui se réinvente à chaque tournant de la route.







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