De Bagnara a Maratea
1er octobre – De Bagnara à Maratea
Nous sommes le 1er octobre.
Nous quittons Bagnara et longeons la côte.
Très belle route, des vues splendides sur la mer.
Après une vingtaine de kilomètres, la pente se redresse.
Sept cents mètres de dénivelé plus haut, dans une campagne fruitière et douce, le ciel bascule.
L’orage éclate, violent, et nous sommes vite trempés.
Alors, on décide d’arrêter là pour aujourd’hui.
Direction la gare la plus proche — Palmi.
Le temps de se sécher un peu, on grimpe dans un train pour le nord.
Trois heures de trajet, cent cinquante kilomètres gagnés sur la pluie.
On descend à Maratea.
Là, tout change.
Petit hôtel face à la mer, prix modeste, accueil simple.
Un dîner tranquille, puis une balade vers les criques.
Elles sont superbes : jardins suspendus, pinèdes, roches plongeant dans l’eau.
Je découvre une crique cachée — presque une piscine naturelle.
On y accède par une petite grotte creusée dans la roche.
L’eau est chaude, 24 ou 25 degrés.
Probablement l’une des dernières vraies baignades de l’année.
Demain, le vent doit se lever.
Alerte orange annoncée.
Rouler serait dangereux.
Alors, on décide de rester un jour de plus ici, à Marina di Maratea.
Un coin paisible, aux couleurs du sud, baignées de lumière.





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