4 octobre – De Marina di Camerota à Montecorice

4 octobre – De Marina di Camerota à Montecorice

4 octobre.

De Marina di Camerota à… Montecorice. 

Environ 70 kms, toujours le long de la côte.

Une côte difficile à décrire, tant elle se répète sans jamais vraiment se ressembler.

C’est un mélange de collines plongeant dans la mer, de maquis secoués par le vent, de pins d’Alep tordus, d’odeur de sel et de résine.




Par endroits, la route devient nationale, rapide, un peu bruyante.

Puis, soudain, elle s’efface dans des petites routes suspendues, étroites, bordées de figuiers et de cactus.

Toujours cette alternance : la mer en contrebas, la montagne au-dessus, et le vent qui accompagne le tout.

Les paysages changent sans cesse, mais la sensation reste la même : celle d’avancer lentement, au rythme des vallées et des criques, entre bleu et vert, entre silence et rafales.

Nous arrivons à Montecorice en fin d’après-midi.

Un petit endroit tranquille, hors saison, presque désert.


Notre logement n’est pas vraiment un hôtel : trois chambres au-dessus d’un restaurant, face à la mer.

Simple, parfait.

Je me baigne encore une fois, parce qu’il fait doux, parce que demain il pleuvra sans doute beaucoup.

Alors je profite de cette dernière lumière, de cette plage vide où ne restent que deux transats.

Sur le sable, quelques coquillages, des restes d’été, un peu d’abandon.

Montecorice a ce charme discret des lieux après la foule.

Ni anachronique, ni figé : juste apaisé.

Le vent souffle encore dans les pins, les montagnes plongent dans la mer.

Tout paraît immobile, et pourtant on avance.

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