De Sciacca à Siculiano

Départ de bon matin vers Sciacca, grande ville portuaire. Comme souvent en Sicile, le port impressionne par ses dimensions et ses aménagements massifs. Mais pour nous, l’enjeu est ailleurs : trouver un vélociste capable de régler enfin le problème du contre-écrou. Bonne nouvelle : diagnostic rapide, la pièce n’est pas abîmée. Le mécanicien procède à un serrage ferme avec un liquide bleu spécial qui bloque le filetage. Cette fois, nous espérons que l’affaire est classée.

Nous reprenons la route. Hélas, les applications censées nous guider (Komoot, Google Maps…) se heurtent à une réalité sicilienne : chemins barrés, routes fermées, sentiers annexés par des agriculteurs. Résultat : demi-tours en série, kilomètres supplémentaires et chaleur accablante plus de 35 °C à l’ombre. Le soleil nous écrase, les détours nous épuisent.




En fin d’après-midi, nous atteignons Siculiana et dénichons une chambre d’hôtes toute proche d’une plage… privée. Autre spécificité sicilienne : la côte trustée par des concessions ou des clubs, transformant l’espace public en biens verrouillés. Ajoutons à cela les grands travaux inachevés, viaducs suspendus dans le vide, routes interrompues qui jalonnent le paysage et témoignent d’une gouvernance publique pour le moins… approximative. Ici, l’absurde devient presque banal.


Mais la journée se termine bien. Nous décidons de rester deux nuits dans cette maison agréable, pour souffler un peu et profiter de la plage. Surtout, nous avons le plaisir de retrouver nos amis Edwin et Raguini, venus en Sicile pour un mariage à Lampedusa. Ils nous accueillent avec leurs amis belgo-siciliens dans la maison du grand père à Santa Elisabetta pour une belle soirée barbecue, amicale et festive. Une halte chaleureuse qui fait oublier la poussière des routes et la rudesse du soleil.




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