De Ragusa a Noto



70 km - Après une dernière balade dans les ruelles splendides de Ragusa Ibla, nous quittons la ville. La route longe d’abord une rivière encaissée dans le fond d’un canyon profond, avant de grimper sur les contreforts. Les paysages changent radicalement : finis les décors arides et poussiéreux, place à des forêts de pins parasols, denses et ombragées. Autre surprise : ici, tout est propre. Les déchets ramassés, les routes entretenues, la campagne soignée. Cela tranche avec d’autres provinces et rend la progression bien plus agréable.

La montée se poursuit, entre vallons et collines verdoyantes. L’atmosphère évoque parfois la Toscane : champs soignés, vignobles et vergers bien tenus. Puis, la route s’élève encore, raide et étroite, mais sans jamais s’interrompre. Nous atteignons près de 1 000 mètres d’altitude, avec des panoramas spectaculaires sur la campagne environnante.

Plus nous avançons, plus le décor change à nouveau. Le karst fait son apparition : plateaux rocheux, murets de pierres sèches, vallées aux airs de Causses ou d’Ardèche. Là où la terre le permet, les champs s’accrochent. Plus loin, ambiance méditerranéenne : garrigue, senteurs de Provence, oliviers et chênes verts. Et paradoxalement, l’eau abonde. Des sources claires, des rivières froides, des canyons creusés rappellent la Sierra de Guara espagnole.

Notre destination : le domaine de Jorge, collègue et ami d’Enabel, rencontré à Kinshasa lors de la formulation du portefeuille RDC. Installé depuis quelques années dans la région de Noto, il a acquis un vaste domaine à vocation agricole et touristique, tout en continuant son travail de consultant en développement. Nous décidons de nous poser quelques jours chez lui, pour partager son quotidien, comprendre son projet et échanger, autour de cette nouvelle vie qu’il façonne ici, entre agriculture et hospitalité.






Commentaires