De Palerme à Castellammare di Golfo
De Palerme à Monreale – boulons perdus, cathédrale sublime et ordures en montagne
La journée commence chez un vélociste palermitain d’un certain âge, lunettes sur le nez, qui tente de coincer le minuscule boulon rebelle de notre roue avant. Trois fois il le laisse tomber par terre, trois fois il le cherche, et finalement il le cale comme il peut. On repart… pour quelques kilomètres seulement. La réparation tient sur un vélo, pas sur l’autre. Retour à la case insécurité.
Heureusement, miracle sicilien : un second vélociste, plus inspiré, sort de son stock une vieille fourche et nous offre le boulon spécial qu’il fallait. Réparation définitive ! Cette fois, nos deux vélos roulent comme neufs.
Cap ensuite sur Monreale. Sa cathédrale est un chef-d’œuvre classé UNESCO : un mélange fascinant de cultures normande, arabe et byzantine. Trois styles, trois mondes qui cohabitent en harmonie – une leçon d’histoire bien plus fine que les discours “civilisationnels” qu’on entend parfois.


La sortie de Palerme, en revanche, est moins glorieuse. Les petites routes sont littéralement noyées sous des monceaux de sacs-poubelles et encombrants. Gestion des déchets : visiblement en panne. L’environnement en souffre, et ça frappe dès qu’on pédale.
Ensuite, place aux montées : plus de 1200 mètres de dénivelé positif sous une chaleur écrasante. Vieilles vignes, figues de barbarie, raisins muscat croqués au bord du chemin nous donnent un peu d’énergie. Les paysages sont secs, parfois durs, mais offrent des vues splendides en récompense.

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