Bienvenue dans l’aventure

 Salut les lardons, nous sommes de retour -  Jour 1 – De Nivelles à Briançon puis Molines en Queyras

Et voilà, c’est parti. Notre grande odyssée vers le sud commence. À vélo bien sûr — parce qu’on n’a pas trouvé mieux pour mélanger liberté, effort, et parfois un soupçon d’absurdité logistique. On est surchargés en voulant s’assurer de toutes les opportunité: camping, hôtel, Warmshowers, chaud, froid, pluie.  Direction la France, l’Italie, la Sicile, la Grèce… et pour le reste, on verra bien. Chaque jour suffira à sa peine.

 

Départ en douceur depuis Nivelles : train impeccable, avec une accompagnatrice SNCB franchement adorable — le genre de personne qui vous donne l’impression que voyager avec deux vélos électriques, c’est tout naturel. Première classe, rien que ça ! Non pas par goût du luxe, mais parce qu’il n’y avait littéralement pas d’autre solution vu l’emplacement des vélos. Autant vous dire que ça commence.


Puis Maubeuge. Gare en travaux, deux heures d’attente, un décor de béton et de poussière qui ferait passer une zone industrielle soviétique pour un jardin zen. Ensuite, cap sur Paris. Gare du Nord, traversée de la capitale, arrivée à la gare d’Austerlitz. Et là, le fameux train de nuit.

Compartiment vélo annoncé, payé, validé… et absolument inutilisable. Cinq marches à grimper, portes pour Bmx et nos guidons qui bloquent carrément . Les contrôleurs se marrent, nous moins. Heureusement, une dame aussi bienveillante qu’ingénieuse nous sauve la mise en nous dénichant une autre solution. Miracle : les vélos montent, et nous aussi. La nuit en couchettes ? Pas le Ritz, mais pas un cauchemar non plus. On dort. Et au matin : Briançon.




Pas le temps de traîner : on attaque directement les premiers lacets du col de l’Izoard. Oui, ce col mythique du Tour de France. Mais ne nous illusionnons pas, ce sont nos batteries Bosch qui font une (petite) partie du boulot. Montée longue, 20 km, 1 300 mètres de dénivelé. Le décor est beau, mais vite avalé par le brouillard, puis la pluie. La descente, c’est la “Casse déserte” sous un ciel qui hésite entre Cambodge, Thaïlande et… disons Briançon par temps pourri.


Résultat : une première étape humide, mais grandiose. Et surtout, une décision sage : pas question de se lancer dans le col de l’Agnel — 2 750 mètres — avec des orages violents annoncés. On s’arrête. Pause stratégique de 24 heures.

Vendredi, le soleil devrait revenir. Alors seulement, nous attaquerons le toit des routes françaises pour basculer vers l’Italie et le Piémont.

Commentaires

Articles les plus consultés